La gestion des matières résiduelles : Retour à la base (Première partie)



26 novembre 2019
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Depuis quelques années, on a assisté à une évolution de nos comportements dans la gestion de nos déchets. Certains ont connu l’arrivée dans leurs vies du fameux bac bleu pour la récupération au début des années 90 où on devait classer le papier séparé du reste. Maintenant, les techniques ont changé et on veut faciliter les décisions des gens. D’ici quelques mois, la collecte des matières organiques (ou compostable) va devenir un autre élément que nous allons intégrer dans nos pratiques quotidiennes dans la MRC de Maskinongé. Dans ce blogue, nous allons revenir à la base pour expliquer le fameux 3RV-E. Nous allons expliquer et montrer les différences entre le réduire, réemployer, recycler, la valorisation et l’élimination. Toutes ces informations sont tirées des sites Internet de Recyc-Québec et de la Régie en gestion des matières résiduelles de la Mauricie.

La hiérarchie des 3RV-E est la priorisation des choix que tout citoyen souhaitant gérer adéquatement ses matières résiduelles. En premier temps, il y a le premier « R » avec le réduire. Le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas.1 Alors, avant d’acheter un produit, on doit se demander si on en a vraiment besoin, s’il n’a pas d’autres moyens plus écologiques de l’utiliser ou de ne pas encourager le suremballage. Par exemple, l’utilisation une gourde d’eau réutilisable au lieu de la bouteille de plastique ou du verre de styromousse ou bien utiliser des contenants réutilisables pour des boîtes à lunch zéro déchet. On évite de cette façon les emballages individuels de yogourts, biscuits, etc.

Le deuxième « R » est pour la réutilisation, ou donner une deuxième vie à l’objet. Il y a trois moyens de les réutiliser. On retrouve la réparation d’un objet au lieu d’en racheter un autre. On peut aussi penser d’autres usages comme convertir un vieux chandail en guenille ou tout simplement le donner. On peut réemployer le bois de nos rénovations si possible. Enfin, on peut acquérir du matériel usagé qui est souvent moins cher.

Le troisième « R » est le recyclage. On donne une deuxième vie à un produit en le transformant. Il est préférable d’utiliser une matière qui existe déjà au lieu d’utiliser des matières premières naturelles. De plus, on diminue les gaz à effet de serre au lieu de détruire ou d’enfouir cet article. Il reste présent tout en ayant une autre forme. Dans les objectifs que le gouvernement du Québec s’est donnés, on veut :

  • Ramener à 700 kg par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées.
  • Recycler 70 % du papier, carton, plastique, verre et métal.
  • Recycler 60 % de la matière organique.
  • Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d’asphalte.
  • Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70 % des résidus de construction, de rénovation et de démolition.2

 

Picto Recyclage

Pour la lettre « V », on veut signifier valorisation qui d’après le site de Recyc-Québec : « Terme générique qui englobe l’ensemble des techniques qui permettent le réemploi, la récupération ou le recyclage de matières résiduelles, dans le but de les détourner de l’élimination. »3 L’objectif est de créer un réflexe pour que les gens puissent réfléchir sur toutes les alternatives qu’un objet peut avoir au lieu de bêtement le jeter. Nous pouvons aussi valoriser les restants de végétaux par le compostage domestique. En exerçant cette pratique, on favorise l’aération du sol, d’une meilleure qualité de terre et d’un drainage de l’eau de pluie.

Pour terminer, pour la lettre « E » de l’élimination, on peut prendre cette décision lorsque toutes les options sont analysées. Parfois, il a des matériaux ou objets qu’on ne peut pas tout simplement mettre aux poubelles. Il est préférable de se renseigner sur ce qui est accepté par le service de l’écocentre situé près de chez vous. Cette action pourrait permettre une réutilisation ou le recyclage d'un produit.  De plus, il a certains produits, tel que les huiles et glycols (antigel) usagés ou nous retrouvons des zones de dépôts telles que SOGHU, les pharmacies pour les médicaments et les produits de santé périmés ou pour les articles électroniques par exemple. Dans le doute, on s’informe sur le site Internet de la RGMRM ou sur Recyc-Québec! Ce sont des petits gestes qui peuvent faire une grande différence.


Références :

  1. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/reduire-a-la-source
  2. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/citoyens/mieux-consommer/acheter-recycle
  3. https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/haut-de-page/lexique

À propos de Pascal Baril-Sabourin

Pascal Baril-Sabourin travaille à la SADC de la MRC de Maskinongé comme chargé de projets en développement durable. Il détient deux baccalauréats, le premier en histoire et le deuxième en administration des affaires profil marketing. Passionné par l’environnement et curieux sur tous les sujets, il veut s’impliquer pour faire une différence pour changer les habitudes et amorcer un virage plus vert dans la société. Avec des petits gestes, il croit qu’ils seront le début d’un vent de changement dans sa MRC.

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