Biodiversité : Une MRC qui grouille de vie!



16 février 2018
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C’est lors d’un périple sur l’île d’Anticosti que j’ai réellement compris l’ampleur du lien qui unit les animaux, les hommes et les plantes. J’étais en train de parcourir les routes de gravier qui sillonnent le territoire sauvage de l’île, lorsque Dominique, notre guide, racontait ce qui allait contribuer à changer ma vision de la biodiversité :

« En 1895, Henri Menier, un riche chocolatier français achète l’île d’Anticosti pour en faire son paradis de chasse. Il introduit plusieurs nouvelles espèces animales sur l’île, dont le cerf de Virginie. Sans prédateur, la population de cerfs prend de l’expansion rapidement, à un point tel qu’il y a aujourd’hui près de 200 000 cerfs, par rapport à 218 habitants sur l’île. Ils ont littéralement transformé l’écosystème en broutant la majorité des arbres feuillus, des sapins et les petits fruits. Pour favoriser la régénération de la forêt, de grands espaces sont alors clôturés... »

Ainsi, une simple décision humaine prise par le passé a complètement transformé l’équilibre écologique de la plus grande île du Québec. Depuis cette expédition, la fragilité de chaque espèce vivante m’apparaît encore plus grande et le rôle de l’homme dans leur protection d’autant plus déterminant.

Village de Port-MenierVillage de Port-Menier
Exemple « d’exclo »Exemple « d’exclo »

Dans la MRC de Maskinongé, nous avons la chance d’avoir un territoire naturel très riche. Du sud au nord se trouve le majestueux lac Saint-Pierre, des zones humides, de grandes plaines fertiles à vocation agricole et de vastes forêts. Ces habitats fourmillent de vie. Dans les lacs et les cours d’eau de la MRC, il n’y a pas moins de 35 espèces de poissons! La MRC est aussi une halte migratoire importante pour la faune aviaire et le lac Saint-Pierre est un secteur d’intérêt pour la conservation des oiseaux aquatiques. De plus, dans les zones boisées, on retrouve des ours noirs, des cerfs de Virginie, des dindons sauvages et des orignaux.

Toute cette belle biodiversité nous rend des services inestimables. Effectivement, c’est grâce aux plantes et aux animaux que nous pouvons manger. Puis, les plantes permettent de purifier l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons. Et n’oublions pas les nombreux services socioculturels que la nature nous rend, notamment en nous donnant des terrains de jeux incroyables pour nos activités de plein air!

Pour l’ensemble de ces raisons, il est essentiel de minimiser l’impact de nos activités quotidiennes sur la biodiversité. En effet, plusieurs de nos actions causent des pressions néfastes sur la vie qui nous entoure, allant de la perte d’habitats fauniques, à la croissance d’espèces exotiques envahissantes. Pour ne pas avoir à composer avec des erreurs du passé, nous pouvons tous ensemble agir dès maintenant!

Vous avez envie d’en savoir davantage sur l’état de la biodiversité sur le territoire de la MRC de Maskinongé? Consultez le bilan environnemental qui est disponible sur le site Internet de la SADC, plein de découvertes garanties!

Bilan environnemental de la MRC de Maskinongé - Partie I

Audrey Larochelle

À propos de : Audrey Larochelle

Je m’appelle Audrey Larochelle, originaire de Montréal, mes études en environnement m’ont amenée à travailler pour la SADC de la MRC de Maskinongé. Depuis, j’ai un véritable coup de foudre pour cette magnifique région aux mille et une qualités.

Parce que la santé humaine est intimement liée à la santé de l’environnement, je vous parlerai, dans les prochains mois, des quatre thématiques qui sont abordées dans le bilan environnemental de la MRC de Maskinongé : la biodiversité, l’eau, l’air et le sol. J’espère qu’à travers cette série d’articles, vous ferez de belles découvertes concernant notre exceptionnel territoire (que je m’approprie déjà)!

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