Kid Kodak



16 mai 2017
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La personne après qui vous attendez, c’est moi. Je l’avoue, je traîne souvent de la patte. Pas parce que j’ai de la difficulté à marcher ou que j’ai un rythme lent, mais plutôt parce que je m’arrête constamment pour prendre des photos. Ce besoin de capter la beauté dans mon objectif, je le ressens souvent. Comme si le paysage qui se trouve devant moi je le voyais pour la dernière fois. Comme si je refuse que ce soit la dernière fois, ou d’être la seule qui le vois, je le capte et je veux le partager. Pour qu’eux le voient aussi, pour que je leur transmette ma vue sur le monde. Comment ce monde de possibles est beau.

Et quelle chance pour moi puisque par le biais de mon emploi, je fais quelques sorties terrain sur le territoire. Que ce soit pour un cours d’eau, un permis ou le réseau de transport, une diversité de paysages croise mon chemin. Du sud au nord, la MRC de Maskinongé nous permet de voyager dans différents environnements, dans une multitude de paysages. De l’eau du lac Saint-Pierre, en passant par les champs cultivés qui dansent devant ces granges (ok on va devoir attendre encore un peu pour ça!), pour rejoindre les sommets du nord, je vous invite à vous aussi prendre le temps de découvrir ces paysages qui vous sont offerts. Véritables œuvres d’art naturelles, ou parfois construites, laissez vos yeux lire notre territoire.

J’en profite pour ouvrir une parenthèse de type « cours de géographie 101 ». Je vous passe les détails, mais dans notre MRC, vous avez la plaine du Saint-Laurent et le plateau des Laurentides, avec le piémont qui assure le contact. En très bref, ces trois éléments composent la physiographie de notre MRC et donnent lieu à la variabilité paysagère de notre région. Et pour résumer ce résumé, nous avons un relief plat au sud, favorisant des paysages agricoles et un peu plus urbanisés, et un relief toujours plus accidenté en grimpant vers le nord, laissant apparaître vallées et montagnes. Voilà donc pourquoi la MRC de Maskinongé est caractérisée par des richesses naturelles aux milles portraits. Fin de la parenthèse.

Ceci étant dit, prenez le temps de vous arrêter devant ces portraits. De voir, de sentir et ressentir. De capter, du moins avec vos yeux, ce qui se dresse devant vous. Le paysage recèle d’histoire, de secrets et de beautés. Ces beautés ne résident d’ailleurs pas toujours dans le premier regard. Parfois, ce sont les plus fins détails qui ajoutent à la splendeur du paysage, du moment. Une gouttelette d’eau sur un bleuet sauvage peut vous sembler anodine, passer inaperçue. Mais cette eau illumine le bleuet et nourrit la terre.

Bleuets - Sarah Cuillerier 2015

Et que dire de notre patrimoine bâti. De ce construit que l’on observe au tournant, témoin du passé. Pour les uns, il peut s’agir d’une grange à l’abandon. Pour d’autres, ce bois raconte l’histoire de notre territoire, fier de son agriculture.

Grange - Sarah-Cuillerier 2016

Trouver la beauté n’est pas toujours chose faite. Et cela s’applique à plusieurs sphères de nos vies. Mais en regardant bien, en vous arrêtant un instant, vous saurez trouver cet élément qui captera votre attention, ou que vous capterez à travers votre objectif. Ce fragment qui transforme le tout, ou une bonne partie du tout. Photographe amateur ou professionnel, les paysages de la MRC n’attendent que vous et votre caméra. Ils sont là pour vous inspirer.

Plaine inondable - Sarah Cuillerier 2015

Loin de moi l’idée de me déclarer photographe, j’ai des croutes à manger. Mais je suis la Kid Kodak qui va vous ralentir la prochaine fois que nous ferons un tour.

Sarah Cuillerier-Serre

À propos de Sarah Cuillerier-Serre

Détenant un baccalauréat en géographie ainsi qu'une maîtrise en géographie environnementale à l'Université de Montréal, Sarah Cuillerier-Serre travaille à la MRC de Maskinongé en tant qu'aménagiste et chargée de projet depuis 2013.

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