Sortir gagnant en ressortant du lot!



1 mars 2018
Écrit par :

Petit texte sans prétention signé par Josée Bellemare

Le monde change, évolue et demande à chaque personne de s’adapter. C’est la même chose pour le marché du travail… Nous vivons dans un contexte que nous pouvons pratiquement qualifier de plein emploi. Ça fait longtemps qu’on a vécu ça! Comment réagir face à cette nouvelle réalité quand on est un employeur? Comment se sentir interpellé quand on est un employé (actuel ou potentiel)?

Dans un marché d’employés, ces derniers ont le choix! Le choix de postuler chez un employeur ou un autre, le choix de s’investir ou non au sein d’une entreprise, le choix de rester loyal ou non à son patron…

On le sait tous, les employeurs cherchent (désespérément pour certains) des candidats pour combler leurs postes disponibles…

Plus que jamais, les employeurs doivent être attractifs, dorer (ou redorer) leur image de marque, être plus conciliants, accommodants, humains, gentils, compréhensifs, attentionnés… Sinon, un autre employeur le sera davantage et nous connaissons la suite… C’est un peu comme dans une relation amoureuse… Ne pas prendre pour acquis que la personne sera toujours là, même si nous lui offrons des biens matériels ou… une paie! Une toune de circonstance me vient à l’esprit…

Salut Léon, c’est moé André, j’ai des mauvaises nouvelles pour toé (...)
Ma femme vient d’sacrer son camp (…)
Tout c'qu'une femme veut moé j'y ai donné
Laveuse, sécheuse, pis une belle télé
J'me suis saigné pour y payer
Un manteau neuf à chaque année
A m'disait «Eh ! qu'tu m'comprends pas,
J'ai pas besoin d'ces affaires-là»
Y aurait fallu qu'j'y envoie des fleurs
Pis des «Je t'aime» à toué quarts d'heure
(…)
Rien que pour te dire, Noël passé
J'y ai donné un beau cent piastres rond
En lui disant «Tiens, va t'acheter
Tout ce que tu veux pour la maison»
A m'a r'gardé, a dit «André,
Sais-tu c'que moé j'aurais aimé
C't un vrai cadeau ben enveloppé»
Maudit, qu'les femmes sont donc bébé

Comme la femme de Léon, un employé peut dire à son boss : «Moé j'démissionne, moé j'déménage». Ce n’est pas un beau cent piastres rond que les employés veulent une fois par année… Ce sont des petites attentions, une reconnaissance, des gestes qui leur prouvent qu’ils comptent pour la compagnie! Et ça, c’est dans le quotidien qu’on le vit, qu’on le ressent… Pas juste au party de Noël!

Maintenant, comment être sexy comme employeur en 2018? Comment conserver ses meilleurs employés dans un tel contexte? Comment combler tous les postes disponibles?

Je pense qu’il faut songer à embaucher des jeunes adultes sans expérience, des nouveaux diplômés, des personnes qui se sont retirées du marché du travail (volontairement ou involontairement), des personnes immigrantes, des retraités.

Saviez-vous que le CJE, et bien d’autres organismes, peuvent accompagner les employeurs avec divers moyens et services?

Que ce soit par la demande d’une subvention salariale qui permet de défrayer une partie du salaire pour palier au manque de productivité initiale d’un nouvel employé qui a plus de croûtes à manger avant d’être parfaitement rentable pour l’entreprise.

Que ce soit par l’accueil de stagiaires pour faire connaître l’entreprise, le milieu de vie professionnelle, les avantages concurrentiels et votre plus value en tant qu’employeur…

Que ce soit par le fait de demander du soutien à des ressources en employabilité (comme le CJE!) pour accompagner les employés plus difficiles. Cela peut même éviter des congédiements et faire en sorte que chaque individu contribue de son mieux à sa communauté et à la vie économique de la région.

Bref, il faut travailler son « André »!

Du côté des employés (actuels ou potentiels), certains se demandent sans doute par où commencer si on n’a pas d’expérience de travail, pas de diplôme, pas de spécialisation, etc.? Comment peut-on se valoriser en travaillant? Est-ce qu’il y a des métiers qui ne valent pas la peine de s’y arrêter, qui ne sont pas valorisants? Pourquoi travailler au salaire minimum si on considère qu’on perd des avantages (financiers ou sociaux) aux prestations que verse le gouvernement? Pourquoi s’investir pour un employeur?

En réponse à toutes ces questions, j’aurais simplement et globalement le goût de répondre ceci. La société a besoin de tous les individus aptes au travail en ce moment. On entend ça souvent mais c’est encore plus d’actualité quand on est en situation de plein emploi, que des employeurs tapissent leurs murs d’affiches géantes « NOUS EMBAUCHONS ». Je sais que ça peut faire peur de sortir complètement de sa zone de confort, mais il y a tellement de moyens et d’outils qui sont mis à la disposition des personnes aptes au travail qui souhaitent obtenir et conserver un emploi, ça vaut la peine d’essayer et dans la grande majorité des cas, on y prend goût!

On prend goût au fait d’avoir une raison de se lever le matin…

On prend goût au fait que l’on retrouve ses collègues de travail en entrant à la job

On prend goût à raconter des tranches de notre vie à des collègues, qui deviennent parfois des amis précieux…

On prend goût à entendre des histoires abracadabrantes de Paul, Lucie, Cédric sur l’heure du lunch…

On se surprend à avoir hâte au party de Noël avec sa merveilleuse équipe (qui ira au micro cette année pour chanter I will survive?) C’est excitant, non?…

On s’étonne à envisager avec enthousiasme la rencontre d’évaluation annuelle parce qu’on sent qu’on a donné son 100 % cette année…

On fait des calculs en prévision de l’indexation salariale annuelle, aussi minime soit-elle, ça fait toujours du bien!

Lorsqu’on sent qu’on est sur son « X », autant en emploi que dans les autres sphères de sa vie, on se sent bien, léger, libre et tout semble plus facile. Je vous invite à trouver votre « X ».

Pour débuter à quelque part… cjemaskinonge.qc.ca!

Josée Bellemare

Josée Bellemare
Directrice générale
Carrefour jeunesse-emploi MRC de Maskinongé

Carrefour jeunesse-emploi MRC de Maskinongé

À propos de : Carrefour jeunesse-emploi MRC de Maskinongé

Le Carrefour jeunesse-emploi MRC de Maskinongé est la porte d'entrée de tous les jeunes adultes âgés de 16 à 35 ans pour des services personnalisés d'aide à la recherche d'emploi, d'orientation scolaire et professionnelle, de sensibilisation à l'entrepreneuriat et de développement de projets.

Les services du Carrefour sont offerts aux résidants de : Louiseville, Saint-Alexis-des-Monts, Saint-Barnabé, Saint-Paulin, Saint-Édouard-de-Maskinongé, Maskinongé, Saint-Justin, Saint-Léon-le-Grand, Saint-Sévère, Sainte-Angèle-de-Prémont, Sainte-Ursule et Yamachiche.

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