Une « patate frite » svp!



4 mai 2017
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Ça commence à se faire sentir tout doucement, avec une accoutumance saisonnière. Le printemps est omniprésent autour de nous, avec toutes ces pluies et cette période de dégel qui ne finit plus de finir… Ça commence tranquillement à sentir le temps plus chaud, plus beau, le temps des gougounes et des orteils à l’air. L’été est à nos portes, parce que le calendrier le dit. En ce moment, on n’arrive pas à croire que ça va arriver tellement on a hâte aux rayons du soleil… Mais oui! Ça s’en vient! Et ça commence à sentir une de mes saisons préférées : la saison de la PATATE FRITE!

Parce que la patate frite, exquise avec du sel et du vinaigre pour ma part, est une saison de bonheur, de nostalgie, de souvenirs et de bien-être où tout s’arrête le temps d’un moment. Vous comprendrez que mes propos ici, sont loin des conseils santé et nutritionnels d’Isabelle Huot à Salut Bonjour!!! Je parle ici de ce moment de l’été, par une belle soirée chaude, à la suite d’une journée chargée de plein soleil, où le goût nous prend de partir manger par gourmandise une patate frite! LA patate frite servie dans un sac en papier brun ou dans un casseau en carton et qui se mange avec les doigts pour certains ou avec un cure-dent géant pour d’autres. Une béatitude!

La patate frite d’été rassemble! La patate frite d’été fait du bien! La patate frite d’été procure du bonheur! Qui n’a pas un souvenir relié à la patate frite? Adolescente, après une soirée bien arrosée, je me rappelle qu’on se retrouvait tous à manger une poutine ou une patate frite entre copains. C’était LE moment où on se remémorait les anecdotes de la soirée, les fous rires du moment. Qui n’a pas SON SPOT pour manger la patate frite du bonheur? C’est la Caillette de Maskinongé pour certains, le S-Kim-O de Louiseville pour d’autres, le casse-croûte La Fringale du fameux Tintin de Saint-Paulin, ou tout simplement, la Porte de la Mauricie de Yamachiche qui, par son service 24 heures, peut accueillir les gangs les plus hyperactives à toute heure de la nuit pour manger leur poutine sauce BBQ!!! Souvenirs, souvenirs!

Enfant, par un soir d’été, mes parents nous invitaient à faire un tour de machine, comme ils disaient. On aurait pu décliner l’offre mille et une fois parce qu’à cette époque, nous sortir de la piscine était un exploit. Mais jamais on ne refusait, car on savait que le temps passé avec eux, sur le siège arrière de la voiture, se finirait par le partage d’une patate frite en famille. Un moment magique qui nous permettait de jaser de tout et de rien et de voir les parents arrêter leurs occupations quotidiennes, le temps d’un instant.

Patate frite

Les casse-croûtes abondent dans la région. Une fenêtre coulissante à moustiquaire qui s’ouvre, une commande prise sur le bout d’un papier, un sourire étonnant en guise d’accueil et le tour est joué! Évidemment, comme dans toute chose, la modération a bien meilleur goût. Et lorsque c’est modéré, c’est doublement apprécié! Et c’est ce que mes enfants apprennent. La patate frite d’été est une belle récompense après une balade familiale à vélo!

Vous comprendrez qu’à la lecture de cette mise en scène, la patate frite est un acteur de soutien. Puisque les vedettes ici, ce sont les souvenirs qu’évoquent l’odeur et la saveur de ce petit péché. C’est aussi le bonheur et la joie de partager un moment précieux, en famille, entre amis, à deux pas de chez soi. C’est aussi le temps d’arrêt qu’on s’impose pour ce plaisir coupable, dans notre spot préféré du territoire de Maskinongé. Monsieur le juge, je suis coupable! J’ai besoin d’une dose de bonheur! Qui vient partager une patate frite sel et vinaigre avec moi?

Consultez la liste des casse-croûtes sur tourisme.maski.quebec.

 

Pascale Plante

À propos de Pascale Plante

Détentrice d’un bacc en communication, management et marketing, ainsi que d’un DESS en développement touristique de l’Université Laval, Pascale Plante est coordonnatrice du développement touristique et culturel de la MRC de Maskinongé. Elle voit notamment à la gestion du Bureau d'information touristique (BIT) de la MRC de Maskinongé, situé à la halte routière de Maskinongé, et travaille sur différents projets touristiques et culturels dans la région. Citoyenne de Saint-Alexis-des-Monts et grande consommatrice de l’offre locale, Pascale Plante est très attachée à sa région natale. Elle se distingue notamment par son entregent, son sens de l’organisation et sa fougue.

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1 réponse

  1. Tellement. En lisant tes lignes Pascale, l'odeur de la frite me montait au nez. C'est drôle comme nos sens sont aiguisés et que les souvenirs montent facilement. Dans mon coin de pays on baptisait la frite, une graisseuse!!! Pas trop santé, comme tu dis. J'ai l'image du sac brun tout graisseux qu'on 'tapait' sur le comptoir pour faire descendre les frites dans l'fond et tenter d'en mettre plus dedans, juste avant de les saler abondamment... Au Diable les artères pis l'cholestérol... Les premières bouchées, tellement chaude qu'on ouvrait la bouche toute grande ouverte pour laisser l'air rentrer!!! Avec ketchup, vinaigre, sel ou poivre rouge... qu'importe la façon qu'elles choisiront de se faire accompagnées, les frites auront toujours une place de choix dans mon alimentation!!!

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